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30.08.2008

et la terre enfanta

111 Trop d'idées se bousculaient dans sa tête et notamment la nécessité de retrouver un emploi. Après l'agression de Peter, elle avait voulu rompre totalement avec son passé et avait donné sa démission à la Fondation. Ses collègues navrées avaient essayé de l'en dissuader, mais sa détermination était prise.
Elle avait employé son temps devenu libre à rechercher un logement, mais sa priorité était de se mettre en quête d'un travail. Tous les jours elle se présentait dans divers établissement hospitaliers, mais se heurtait à un refus. Néanmoins elle ne se décourageait pas.
Ce matin, en se préparant, elle retrouva au fond d'une poche de son manteau l'adresse d'une maternité, inscrite sur un papier de fortune.
- Tenez ! lui avait dit une infirmière en la lui remettant, cela peux peut-être vous rendre service, j'ai une soeur qui y travaille et je sais que parfois il manque du personnel.
Elle avait remercié, puis avait oublié dans le tracas de sa nouvelle installation.
- Après tout pourquoi ne pas tenter ma chance se dit-elle, bien qu'elle aie si peu côtoyé de bébés.
Pour se donner bonne mine, elle s'habilla de couleurs claires, se maquilla légèrement en rosissant ses joues qui avaient perdu leur éclat et esquissa un sourire en demi-teinte en se regardant dans un petit miroir, pour effacer son air mélancolique.
A son arrivée, un concert de vagissements l'accueillit, déclenchant sur ses lèvres un vrai rire qui creusa deux fossettes dans ses joues, et c'est ainsi qu'elle aborda la directrice de l'établissement.
Une demi-heure plus tard, elle se retrouva dans la rue, étourdie par un flot de paroles ininterrompu sortant de la bouche de cette petite personne fluette, mais dynamique, si bien qu'elle n'avait pu qu'à grand peine l'interrompre pour se présenter. Ruth Simpson menait son établissement tambour battant. Elle avait l'habitude de juger rapidement les personnes au premier coup d'oeil, se fiant à son instinct, et sans tergiverser elle lui signa un contrat d'embauche sans examiner attentivement les certificats qu'elle lui présentait.
Plantée sur le trottoir, encore éberluée par la promptitude des négociations, Roselyn fixait, incrédule, le document qui la promouvait aide sage-femme.
- En attendant de procéder vous-même aux accouchements lui avait dit la directrice et elle avait ajouté : - je compte sur vous dès lundi prochain, vous commencerez votre service à sept heures, soyez à l'heure, j'aime les gens ponctuels.

Commentaires

Coucou !

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Bizous Françoise !

Ecrit par : françoise la comtoise | 30.08.2008

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